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Camp Boiro Memorial
« Complot » Peul


Amadou Diallo
La mort de Teli Diallo

Paris. Karthala, 1983. 154 pages


En guise de conclusion
Quelques notes de veille

Sorti très largement victorieux du référendum du 28 septembre 1958, Sékou Touré est incontestablement en position de force vis-à-vis de l'élite intellectuelle et politique. Le Parti Démocratique de Guinée, le PDG, a la voie ouverte pour gouverner seul la Guinée. Pourtant, son patron fera preuve d'une grande intelligence politique en opérant une ouverture en direction de l'opposition.. Reconnu par le petit monde ouvrier comme un remarquable leader syndical, Sékou Touré a d'autres ambitions : il veut devenir le Président de tous les Guinéens. Au prix de certaines concessions, il appelle l'opposition à participer à la construction de l'unité nationale. Il sait que si mathématiquement son parti peut gouverner seul, la moindre erreur économique ou fausse manoeuvre politique peut faire retomber l'élan populaire qui l'a porté au pouvoir.
Par ailleurs, en disant non au général de Gaulle, le leader guinéen vient de faire un grand pari au nom de la Guinée et de l'Afrique. Il a besoin d'être soutenu aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Inaugurer son premier mandat en s'attaquant à ses adversaires politiques d'hier qui jouissent encore d'une grande audience dans le pays, ternirait son prestige, entamerait sa popularité nationale et son audience internationale naissante. C'est compte tenu de tous ces paramètres que Sékou Touré tend une main généreuse aux opposants d'hier et à l'ensemble de l'élite intellectuelle encore un peu réticente. Et l'on assiste alors à un mariage d'intérêt dont la cérémonie, assez rondement menée, ne laisse à aucune des parties le loisir de vérifier la sincérité de l'autre. Sékou Touré est tendu vers un but unique : l'exercice sans partage du pouvoir. Tout doit concourir à lui permettre de l'atteindre. Quant à l'opposition, issue de grandes familles spirituelles et politique disposant d'un pouvoir économique, certaines pratiques l'ont abâtardie. L'alliance avec Sékou Touré se présente comme la condition sine qua non de survie. Le peuple de Guinée, mis devant le fait accompli, se réjouit de la grandeur d'âme de Sékou Touré, accepte d'enfouir au fond de sa mémoire les luttes qui, hier, le déchiraient et dont l'évocation compromettrait un nationalisme encore jeune. Ainsi toutes les factions politiques forment une sorte de conglomérat que le PDG cimente.
Une première étape est franchie.
Au sein de ce vaste mouvement politique dont la mission est la consolidation de l'unité nationale, les tendances qui le constituent s'effacent peu à peu au profit du seul PDG qui devient le parti unique que nous connaissons aujourd'hui et dont le seul langage est celui de Sékou Touré.
On peut, sans crainte d'être démenti par Sékou Touré, affirmer que c'est ce dernier qui d'une manière préméditée prend l'initiative de la rupture du contrat de gouvernement qu'il a passé avec son ancienne opposition. Si celle-ci ne mesurait pas le cynisme de Sékou Touré, lui, par contre, savait qu'il lui était impossible de gouverner la Guinée en ne comptant que sur ses seules forces et sur celles des fidèles de la première heure. Le savoir-faire, les capacités intellectuelles des universitaires et des hauts fonctionnaires, dont un grand nombre appartenait jadis à l'opposition, lui sont indispensables. Il en use et use politiquement aux yeux de l'opinion ceux qui les détiennent. Puis court-circuite toute réaction possible devant le mécontentement populaire engendré par la pénurie, il désigne périodiquement une poignée de ministres et d'officiers comme étant l'obstacle au bonheur qu'il a promis à la Guinée et dont les prémisses se font toujours attendre. Il suffit pour saisir ce mécanisme de passer en revue la liste des complots réels ou imaginaires qui ont secoué la vie politique en Guinée.

En 1960, le complot des « intellectuels tarés » permet à Sékou Touré dé se débarrasser de quelques opposants notoires dont Ibrahima Diallo, ancien responsable de la F.E.A.N.F.
En 1961, le complot des enseignants lui donne l'occasion de mettre au pas les intellectuels de gauche qui se posent et posent publiquement des questions insistantes sur les options économiques et sociales de la direction du PDG.
En 1965, le complot des commerçants met en vedette un commerçant, « Petit Touré », qu'on accuse d'avoir voulu affamer les Guinéens en retenant, en pleine période de crise, un stock de céréales. En fait, Petit Touré et ses amis, dont certaines personnalités politiques restées dans l'ombre, ont voulu opposer au PDG un nouveau parti. Des arrestations massives ont eu lieu qui ont frappé le commerce, l'enseignement et l'administration.
Un an après, à Foulaya, à l'Institut agronomique de Kindia, (ancien Institut Pasteur) au cours du sixième congrès du Parti, les idées de 1965 firent surface. Des ministres, membres du Bureau Politique National — citons Camara Bengali, ministre de l'Information —, des gouverneurs de l'Intérieur et celui de la Région Administratrice de Conakry, Tounkara Jean Faragué, et d'autres personnalités ont tenté d'imposer au congrès la dissociation du secrétariat général du parti, autrement dit la direction du Parti, de la Présidence de la République, autrement dit l'exécutif. Mis en minorité, ces hommes échouèrent. Ils furent mis en veilleuse. La vengeance du Président Sékou Touré s'exerça pourtant, mais plus tard. Tous connurent la prison. Camara Bengali y échappa en raison de la maladie incurable dont il était atteint. Il mourut à l'hôpital gardé par deux gardes. On dit même que le pouvoir s'arrangea pour abréger ses jours.
C'est un an après l'avènement de la Révolution Culturelle Socialiste, déclenchée le 2 août 1968, que Fodéba Keita, fondateur des fameux Ballets Africains, ancien ministre de la Défense Nationale et de l'Intérieur, rétrogradé - car c'est bien le mot - au rang de ministre de l'Économie rurale, est arrêté en même temps que le colonel Kaman Diaby pour tentative de renversement du régime. Tentative réelle ou imaginaire ? Il est certain que des remous agitaient l'armée et qu'un certain nombre de hauts fonctionnaires ne dissimulaient guère leurs critiques à l'endroit du régime. Toujours est-il que Sékou Touré profite du prétexte que lui offre la « découverte » d'un complot pour faire disparaître dans les geôles de Boiro d'anciens collaborateurs dont il voulait se défaire, des hommes comme Diawadou Barry, ancien patron du BAG, ancien ministre, directeur de l'Imprimerie Nationale Patrice Lumumba, qui lui rappelaient un passé qu'il voulait oublier. Vous pouvez interroger n'importe quel Guinéen, il vous dira qu'il ne peut pas croire que Diawandou Barry a intenté quoi que ce soit contre le régime. C'était un légaliste. Face à une dictature qui comme un rouleau compresseur devait l'écraser, Diawadou Barry n'avait aucune défense à opposer. D'une certaine manière Diawandou était un homme brisé qui s'était réfugié dans la foi.
A partir de 1969, la machine va s'emballer. Survient l'affaire du débarquement. Ayant appris que les prisonniers politiques portugais blancs sont transférés de l'intérieur au camp Mamadou Boiro à Conakry, les services secrets portugais installés à Bissau montent une opération. Le 22 novembre 1970, escortés par quelques Guinéens de l'extérieur, les Portugais attaquent Boiro et libèrent leurs compatriotes. Opération malheureuse s'il en fut, car si le Portugal a atteint ses objectifs, les Guinéens venus dans leurs valises échouent dans leur opération suicide. Ils ne parviennent à s'emparer d'aucun des points stratégiques de la capitale ; quant aux prisonniers guinéens qu'ils délivrent, ils les abandonnent à leur sort dans les rues de la capitale. Les Portugais, considérant leur mission accomplie, se retirent et laissent la débandade s'installer derrière eux. Le pouvoir reprend le dessus. Pour l'armée et le gouvernement va commencer un long calvaire. Aussi douloureux que terrible a été la peur de Sékou Touré. Prenant pour prétexte l'affront qui vient d'être infligé à son armée par une poignée de Portugais organisés en commando, il frappe fort et vite. Il décime ce qui reste de ce qu'avait été son ancienne opposition, se débarrasse de militants de la première heure qu'il soupçonne à tort ou à raison de n'être plus aussi inconditionnels que par le passé, il s'en prend enfin à ceux qui ont été les témoins directs de la démobilisation flagrante dont ont fait preuve la milice, l'armée et les citoyens-militants, sans oublier les ministres, fidèles compagnons planqués dans des caches pendant les événements.
Je ne prendrai qu'un exemple pour illustrer mon propos : celui d'Abdoulaye Diallo dit Porthos. Quelques minutes , après l'attaque portugaise, Porthos, alors ministre de la Jeunesse, arrive en compagnie de quelques amis au palais de la présidence de la République. Il est environ 2 h du matin. Il se propose d'organiser la sécurité du couple présidentiel. Sékou Touré et Andrée, son épouse, seront séparément abrités dans des familles qui acceptent de les garder. Pour Porthos cette précaution est urgente, la situation économique est si catastrophique, il y a un tel mécontentement qu'on doit envisager le pire. Le pouvoir, pense-t-il, est dans la rue.
Ainsi Sékou Touré déserta le Palais. Tous les messages adressés à la Nation, les premières arrestations furent conçus et ordonnés dans la planque fournie par Porthos. Le calme revenu à Conakry, Sékou Touré et sa femme réintègrent le palais présidentiel. On envoie le ministre de la Jeunesse, brillant juriste, sillonner l'Afrique pour raconter aux dirigeants du continent les méfaits du gouvernement portugais et l'agression dont son pays a été la victime. L'Afrique et l'opinion internationale ayant admis et condamné l'agression portugaise contre la Guinée, Porthos regagne Conakry. Un peu plus tard, lorsque Sékou Touré décide de faire arrêter celui qui a pris soin de sa vie, il a ses mots : « Porthos, que Dieu te protège. » Le même jour, tard dans la soirée, Alpha Abdoulaye Diallo dit Porthos prendra le chemin de Boiro où, attaché et privé de nourriture et d'eau pendant quinze jours, il signera une déclaration par laquelle il reconnaît avoir trahi la Révolution et son Chef Suprême.
Pour exercer un pouvoir personnel sans limite, Sékou Touré s'est attelé des années durant à remplacer tous les ministres, tous les hauts fonctionnaires qui jouissaient d'une quelconque audience politique ou qui avaient la réputation d'être des hommes capables, expérimentés ou brillants, pour les remplacer par des inconnus, des pions entièrement à sa dévotion. En 1976, parmi les quarante-sept ministres que comptait le gouvernement guinéen, il n'y avait plus que Diallo Telli (justice), le docteur Alpha Oumar Barry (domaine du commerce et des échanges), Alioune Dramé (plan et statistiques) et Ismaël Touré (domaine de l'économie et des finances) à oser amender les propositions du Président. Si les trois premiers le faisaient par conviction en prenant des risques qu'ils étaient loin d'ignorer, le quatrième était animé par un complexe d'infériorité qui ne l'a jamais quitté.
L'économie guinéenne, ce n'est un secret pour personne, est dans un état de total délabrement. Je renverrai le lecteur aux différentes études qui lui ont été consacrées dans la grande presse et dans les revues spécialisées. Les Guinéens non bâillonnés, s'ils ne peuvent fournir des statistiques, peuvent du moins témoigner sur les options économiques et la gestion des entreprises. Je voudrais seulement ajouter à ce qui a été écrit que c'est Sékou Touré qui décide la répartition des revenus issus de l'exportation de la bauxite et des trente-quatre usines qu'il appelle pompeusement son industrie lourde ! Ces usines, faut-il le souligner, sont dirigées par ses hommes de confiance quand ce n'est pas par les membres de sa famille. C'est lui qui gère les devises que détient la Banque Centrale. Rien ne se fait sans son ordre. Aucune opération n'est engagée si elle n'a pas été prévue par lui. Le Président de la Guinée est devenu le Papa Bondieu distribuant mille francs CFA par-ci, des feuilles de tôles, un sac de ciment, une moto, un paquet de sucre par-là. C'est en fonction de votre position présumée par rapport au PDG ou de celle de votre famille que vous sera accordé ou refusé un bon d'achat. Vous ne pourrez bénéficier d'avantages sociaux ou accéder à un poste de responsabilité que si les tenants du pouvoir vous délivrent un certificat de bonne conduite.
Sékou Touré, ayant dépouillé toutes les institutions de notre pays de toute substance politique, morale et spirituelle, est entouré d'un gouvernement d'incapables, d'une assemblée de « griots », de gouverneurs et de secrétaires fédéraux scélérats. La corruption s'étend partout, elle gagne les prisons où une sorte de trafic humain est sinon encouragé, du moins toléré par le pouvoir. Un exemple parmi tant d'autres ; en novembre 1980, Sékou Chérif, ministre de l'Intérieur, beau-frère de Sékou Touré, a fait payer trois cent mille sylis (trois millions de CFA au cours officiel) à la famille du commerçant Kolon Diallo contre la libération de celui-ci enfermé à Boiro. Ce sont MM. Guichard, collaborateur de Sékou Chérif, et Bembeya, collaborateur de Siaka Touré, qui ont organisé la transaction et obtenu cette somme en billets de cent sylis de Madame Diallo, née Maïmouna Dramé. On sait qu'une partie de cet argent a permis à Sékou Chérif d'entretenir une de ses maîtresses. Je passerai sous silence les nombreuses frasques des dirigeants et leurs abus de pouvoir qui s'exerce sur des jeunes filles cueillies à la sortie des lycées de la capitale ou recrutées dans les régions pour servir d'hôtesses aux hôtes illustres de passage ou sur des épouses de fonctionnaires qui se laissent séduire par les pompes du pouvoir et l'appât du gain ou qui sont tout simplement prises de force à l'occasion d'une convocation. Il serait pénible et fastidieux de citer des cas. Tous les Guinéens les connaissent. Ils savent aussi que c'est le chef de l'Etat qui, en cette matière, donne l'exemple.
Cette débauche a lieu ouvertement, sous l'œil vigilant d'une armée irresponsabilisée, dirigée par des généraux porte-galons prêts à toutes les bassesses, y compris à mâter notre peuple. C'est à travers les CUM (Comités d'Unités Militaires) que s'exerce la mainmise du PDG, c'est-à-dire de Sékou Touré, sur l'armée. Si techniquement les officiers supérieurs de l'armée, de la milice, de la gendarmerie et de la police ont été formés à Moscou ou à La Havane, ils ont pour tâche essentielle l'exposition de leurs beaux uniformes et de leurs galons ; la réalité du pouvoir est, en fait, entièrement entre les mains de caporaux, maires des CUM, qui sont chargés de veiller à la santé politique dans les casernes et ont des pouvoirs illimités pour révoquer ou arrêter tout officier dont la conduite est jugée incompatible avec les objectifs de la Révolution. Ils sont chargés du ravitaillement et de la paye du militant en uniforme, c'est dire leur pouvoir discrétionnaire. Le chef d'Etat-Major Inter-armes n'échappe pas à l'autorité des caporaux, présidents des CUM, qui, il faut le dire, ont été soumis à une enquête de moralité destinée par la même occasion à déceler leurs origines ethniques. Les aspirants à la députation à l'assemblée populaire ou au secrétariat fédéral du Parti subissent, eux aussi, une vérification. Sachant cela, on ne sera pas étonné que de nombreux officiers de la « vieille garde », entendez ceux de l'époque coloniale, et de la « nouvelle garde », aient accompagné l'élite intellectuelle, la fleur du pays, au Camp Mamadou Boiro, « aux trente-deux marches » du Camp Alpha Yaya ou dans d'autres camps guinéens. Le régime a recours à la délation devenue le gagne-pain du Guinéen.

Je voudrais dire qu'on n'entre pas dans l'opposition parce qu'on a perdu son frigidaire, sa voiture ou sa maîtresse. Dans un premier temps, tous les intellectuels et officiers de l'armée ayant choisi l'argent, la Mercedes et la villa ont été largement servis à travers les différentes équipes qui se sont succédé au pouvoir. Sékou Touré n'étant pas doué pour favoriser la création sans fin de richesses matérielles, il fallait qu'il établisse un planning et le respecte afin de satisfaire la très nombreuse demande. Boiro s'est vu confier le rôle de relais après le passage au gouvernement et en attendant un éventuel prochain passage. Comment ne pas souligner le rôle néfaste de certaines de nos sœurs, épouses ou mères : pendant que leurs frères, maris ou fils étaient emprisonnés, elles ont offert leur corps aux membres du gouvernement de proxénètes dirigé par Sékou Touré. En plus du préjudice moral, qu'on sache que Siaka Touré prélevait une grande partie de notre ravitaillement pour nourrir ces femmes devenues les maîtresses de la famille au pouvoir.
Dans un second temps, sous la pression de l'opinion publique internationale sensibilisée par Amnesty et le journal Jeune Afrique, Sékou Touré a relâché 20 % des quelques six mille civils et militaires détenus à Boiro. Que constate-t-on alors ? Après leur passage dans les geôles du pouvoir, la majorité de ces hommes cherchent la petite porte pour retrouver les grâces du régime. Et lorsqu'on ne parvient pas tout seul à obtenir un poste de responsabilité, on pousse sa femme, sa sœur ou sa cousine vers Siaka Touré ou Sékou Touré afin qu'elles quémandent le « luxe » que sont le frigidaire et la voiture dans l'empire du bourreau de Faranah. Je suis vraiment choqué quand j'entends d'anciens ministres, gouverneurs, ambassadeurs de Sékou Touré, dire que Jean-Paul Alata n'a pas suffisamment dénoncé le chef de l'Etat guinéen dans son livre Prison d'Afrique édité en 1976 et interdit aussitôt par les autorités françaises. Je voudrais faire remarquer à mes compatriotes que si l'on doit retenir le nom de Guinéens qui ont lutté pour faire connaître au monde ce qui se passe en Guinée, le nom de feu Jean-Paul Alata doit figurer en bonne place. Cet ancien directeur général de la Division des Affaires économiques et financières, ce technicien après tout par rapport au personnel politique, a eu le courage de témoigner et de se mettre en cause. Ce qui, à ma connaissance, n'est pas leur cas. C'est grâce à l'attitude de ce patriote que le tortionnaire Saïdou Keita a quitté Paris, lieu de rêve pour de nombreux diplomates guinéens. C'est le travail de ce patriote, ajouté à celui des épouses françaises de prisonniers guinéens, qui empêche le président guinéen d'effectuer une visite d'Etat en France. En effet, après son voyage aux États-Unis en 1979, le bourreau de Faranah a été très net avec ses conseillers et amis Lansana Béavogui et Saifoulaye Diallo, que je considère tous deux comme des pervertis : « Je ne peux vous cacher qu'une visite d'Etat en France, leur dit-il, fait non seulement partie d'un rêve que je caresse depuis longtemps, mais encore sur le plan économique et financier elle nous serait d'une grande utilité. Giscard, qui m'y invite, n'a aucune prise sur la puissante presse française. Déjà, aux Etats-Unis, le Washington Post a évoqué le vieux souvenir de Telli. Personne ne pouvant empêcher la presse française de dire ce qu'elle pense de moi, je préfère attendre. »

Abidjan, décembre 1981

Diallo Amadou


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