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Barry Abdoulaye Djibril

Barry Abdoulaye Djibril
Haut-fonctionnaire. Epoux de Nadine Bari
Nadine Bari et Abdoulaye Djibril
Nadine Bari et Abdoulaye Djibril

Note biographique

Education

Famille

Fonctions

Activités

Opinion et personnalité

Arrestation

  1. Atmosphère avant l'arrestation : Abdoulaye Barry se trouvait hors du pays en mission officielle à l'Assemblée générale des Nations Unies de septembre à décembre 1970. Il a demandé l'autorisation de passer par Paris pour prendre son épouse, qui venait d'accoucher de leur 4è enfant. Autorisation refusée. Chacun des époux est donc rentré de son côté en Guinée, en fin décembre 1970, en pleine épuration. De nombreuses arrestations de cadres et d'amis guinéens pendant toute l'année 1971. La décision de faire repartir en France, d'abord les deux anées, puis la femme avec les deux plus jeunes et enfin le mari (à la faveur d'une mission officielle de diplomate).
    Trois fois la police politique de Sékou Touré supprimera le nom d'Abdoulaye Barry, chef de cabinet des Affaires étrangères, de la liste des membres de délégations partant pour l'étranger, la dernière fois à l'occasion du transfert des restes de Kwamé N'Krumah au Ghana. Abdoulaye prend alors la décision de de partir clandestinement rejoindre les siens.
  2. Date de l'arrestation : 29 aot 1972
  3. Circonstances de l'arrestation : Abdoulaye a demandé un congé de maladie (pour soigner une bilharziose réelle) et il est allé dans sa famille à Timbo en juillet 1972. De là il a voyagé en camion jusqu'à la frontière ivoirienne. Il a alors préféré quitter ses compagnons de voyage avant la frontière pour passer seul. Il a emprunté un vélo à un passeur qui lui a indiqué le chemin à suivre et qui est venu ensuite trouver les autorités de Senko pour signaler la fuite d'un cadre — il aurait reçu une prime en récompense. Barry se trouvait en territoire ivoirien lorsque les miliciens guinéens lancés à sa poursuite l'ont ramené à Senko (Beyla) le 29 aot 1972.
  4. Premiers moments de l'incarcération
    1. Transféré de Senko à Beyla, o il a comparu devant le gouverneur Dr. Aboulaye Barry, son homonyme, et devant un premier comité révolutionnaire convoqué par le gouverneur. Est resté trois jours à la prison civile de Beyla, o il a été déjà passablement malmené.
    2. Ordre a été donné par Siaka Touré de ramener le « colis » (appellation donnée aux Guinéens pris à la frontière) au Camp Boiro, via Kankan.
    3. A Kankan, Barry a comparu devant un deuxième comité révolutionnaire, présidé par Toumani Sangaré, venu pour la circonstance de Conakry en hélicoptère. La liste des membres de ce comité figure dans Grain de sable - les combats d'une femme de disparu. Barry a été longuement torturé sur ordre de ce comité pour lui faire signer des aveux (texte dactylographié de 16 pages), dans lequel le détenu dénonçait 42 personnes dont Diallo Telli (qui ne sera arrêté que 4 ans plus tard). Le texte des aveux, fourni en 1985, par le CMRN, est joint en annexe.
  5. Disparition.
    Le 6 ou 7 septembre, après les interrogatoires et les séances de torture, le prisonnier a été emmené dans une jeep militaire sur Conakry, via Kissidougou. Quatre accompagnateurs : Jean Kolipé Lama, chef d'escorte, le gendarme Kourouma Amara, dit Bembeya, plus le chauffeur et un milicien.
    Quelques kilomètres avant Tokounou, le prisonnier a donné des signes de faiblesse, suite notamment aux blessures reçues à la tête, et a rendu lme. Décision a été prise de l'enterrer sur le bord de la piste de Kowo-Nafadji, au carrefour avec la route Kankan-Kissidougou, 1800 m. avant l'entre de Tokounou.
  6. Lieux de détention : Prison civile de Beyla
    1. Prison du camp militaire Soundiata Keita à Kankan.
    2. Interrogateurs : l'infirmier du camp militaire de Kankan, surnommé Néguédioulou ou « fil de fer », par référence aux attaches métalliques qu'il mettait aux détenus pour y passer l'électricité.
  7. Conditions de détention : Tortures physiques et morales : nombreux coups sur la tête, décharges électriques.

Conséquences pour la famille

Efforts et démarches de réhabilitation

Réflexion et analyse

Notes gracieusement fournies par Nadine Barry en réponse au questionnaire-guide du directeur de publication du Camp Boiro Memorial.
Conakry, le 16 juin 2003.


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